Créé en 1999, le G20 comprend les pays du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni), auxquels s’ajoutent l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Russie et la Turquie, ainsi que l’Union européenne et l’Union africaine. Le G20 représente 85 % du PNB mondial, 80 % du commerce mondial et les deux tiers de la population de la planète.
Dès sa première réunion à Berlin en 1999, le G20 est apparu comme une enceinte regroupant des autorités économiques et financières dont l’objectif était d’apporter une réponse aux crises financières de la fin des années 90. En 2008, à la suite de la crise financière mondiale, le G20 s’est transformé en sommet de chefs d’État, s’imposant devant le G8 et le G8+5 pour coordonner les réponses à la crise et renforcer la stabilité financière internationale. Aujourd’hui, les travaux de cette instance portent sur la stabilité financière mondiale, la coopération économique internationale, le commerce et les investissements. C’est une enceinte qui, par ailleurs, reconnaît le rôle des pays émergents, dont la taille ou l’importance stratégique ont une incidence sur une économie mondialisée.
Le président du Gouvernement, Pedro Sánchez, au sommet du G20 organisé en 2025 en Afrique du Sud. Photo : Pool Moncloa/Borja Puig de la Bellacasa
L’Espagne bénéficie du statut de pays invité permanent au G20, et à ce titre elle participe aux sommets extraordinaires du forum ainsi qu’à certaines réunions ordinaires. Elle a participé pour la première fois au G20 lors du sommet extraordinaire de novembre 2008, tenu à Washington, avant d’être officiellement invitée à assister au sommet extraordinaire de Londres en avril 2009. Par la suite, l’Espagne a affirmé sa position au sein de cette instance, une place que justifie son poids politique et économique sur la scène internationale.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation intergouvernementale dont le siège se trouve à Paris et qui compte parmi ses objectifs premiers la cohésion et le développement économique. L’OCDE est née en 1961. Elle succédait à l’Organisation européenne de coopération économique (OECE), instituée en 1948 pour administrer les fonds du plan Marshall versés par les États-Unis. Les membres fondateurs de l’OCDE sont : la République fédérale d’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Irlande, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Suisse, la Turquie, les États-Unis et le Canada. D’autres pays les ont rejoints au fil des ans et l’Organisation compte aujourd’hui 38 membres. Par ailleurs, huit pays sont actuellement candidats à l’adhésion. Les pays de l’OCDE représentent au moins 60 % du marché et 70 % du PIB mondial.
Pedro Sánchez, pendant l’acte d’inauguration de la réunion ministérielle de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) (octobre 2020). Photo : J.M. Cuadrado / Pool Moncloa
L’Espagne, pays fondateur et signataire de la Convention relative à l’OCDE en 1961, dispose d’une délégation permanente au siège de l’institution à Paris. Cette structure, qui assure le lien entre l’OCDE et l’administration espagnole, permet également à l’Espagne de faire valoir ses approches au sein des groupes de travail et de contribuer à la gestion de l’Organisation. L’Espagne a exercé la présidence de l’OCDE pendant deux années consécutives, en 1973 et en 1974.
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